Le Data Art : la data visualisation du digital ?

Big Data Mercredi 30 novembre 2016 Un commentaire

data viz

Le data art est-il l’ultime restitution des données ?

Le principe du décisionnel et du BigData est de traiter la donnée, la comprendre puis la partager. Il se concrétise sous la forme de restitutions permettant une lecture et une compréhension rapide des résultats présentés pour permettre in fine la prise de décision (augmentation des stocks pour prévenir une hausse saisonnière de la demande, campagne marketing sur un segment identifié de la population réceptif au produit, …).

Des outils « traditionnels » tels que SAP/BO, Cognos aux plus récents tels que QlikView et Tableau, les éditeurs ont toujours mis en avant leur capacité graphique de restitution de données. De formes simples de type « camembert » ou histogramme à des représentations plus complexes comme les diagrammes de TreeMap démocratisés par Panorama ou des représentations cartographiques, la restitution visuelle prime. Ces besoins BI s’intègrent maintenant dans la data visualisation (ou DataViz). C’est un courant plus vaste, qui englobe les besoins opérationnels de nombreuses disciplines qui ont besoin de communiquer leurs analyses au travers de représentation graphique tenant compte de nombreuse mesures et dimensions d’analyse.

Le BigData en a démocratisé les nouvelles formes de restitution. Les nouveaux outils type PowerBI de Microsoft les intègrent systématiquement (https://app.powerbi.com/visuals). Un document de SAS donne « 4 raisons pour lesquelles vous ne pouvez plus vous passer de la visualisation des données » dont l’une d’elle est notre limitation intellectuelle !

« C’est uniquement grâce à la visualisation que le cerveau parvient à élaborer, absorber et interpréter en même temps de grandes quantités d’informations. »

QlikView veut « libérer vos intuitions » quand Tableau base son développement sur le concept qu’ « une image vaut un million de lignes » et signe, comme d’autres, un livre blanc : guide d’utilisation du bon graphique pour donner la bonne perception des résultats.

On voit clairement une orientation se dessiner sur de nouvelles façons de « lire » la donnée en utilisant plutôt notre sensibilité que notre intellect. Dans le domaine du sport ou de la recherche ce phénomène est bien connu. Nous faisons appel à nos réflexes ou à nos intuitions quand il s’agit de rechercher la performance ou l’innovation.

Utilisons alors ces éléments pour nous projeter dans un futur proche… L’art numérique ne permettrait-il pas de boucler la boucle de la représentation des données ?
Tout comme une œuvre nous fait nous questionner, réfléchir, sentir, une œuvre numérique ne pourrait-elle pas nous transmettre un ensemble d’informations non synthétisées mais avec toutes les nuances des données la constituant ? Dans ce cas l’art numérique ne serait-il pas un nouveau vecteur pour traiter, comprendre et partager l’information à l’ère digitale ?

Œuvre digitale réalisée par Bright

Œuvre digitale réalisée par Bright

Des sociétés comme JCDecaux, Orange ou encore LVMH ont choisi de communiquer via l’art numérique (https://brightfor.me/projects). Pour l’instant cette communication est d’avantage marketing qu’opérationnelle mais trace un premier chemin entre l’art et les données de l’entreprise que pourrait bien emprunter à terme la Data visualization.

 

Par Emmanuel Favreau, Responsable Pôle BI chez AXONES

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